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Guide naturaliste · mammifere marin

Baleine à bosse

Megaptera novaeangliae

Elles remontent de l’Antarctique pour se reproduire et mettre bas dans les eaux calmes du canal du Mozambique. De juillet à octobre, un souffle à l’horizon suffit à figer le bateau.

Écouter : Baleine à bosse

Chant de mâle

0:54
NOAA Fisheries, Passive Acoustics Branch — domaine public
Liste rouge UICN
Préoccupation mineure (LC) — évaluation mondiale
Fréquence
Vue couramment — plusieurs fois par semaine, voire chaque jour
Taille
11 à 18 m, 24 à 40 t
Profondeur
surface
Où l’observer
Passe en S · Large de Saziley · Barrière Nord
Statut
Espèce protégée
  1. janvier — hors saison
  2. fevrier — hors saison
  3. mars — hors saison
  4. avril — hors saison
  5. mai — hors saison
  6. juin — hors saison
  7. juillet — observable
  8. aout — pic de saison
  9. septembre — pic de saison
  10. octobre — observable
  11. novembre — hors saison
  12. decembre — hors saison

Comment nous l’approchons

100 m minimum, sans mise à l’eau

  • La distance de 100 m s’applique aussi aux personnes en action de nage.
  • Deux navires au maximum dans la zone des 300 m.
  • Vitesse limitée à 5 nœuds dans la zone des 300 m.
  • Approche interdite par l’avant comme par l’arrière.
  • Moteur maintenu en marche pendant l’observation.

Arrêté préfectoral 865/DMSOI/2018, art. 35 — arrêté du 1er juillet 2011 modifié

Chaque hiver austral, les baleines à bosse quittent les eaux froides de l’Antarctique où elles se sont nourries et remontent vers Mayotte pour se reproduire et mettre bas dans les eaux calmes du canal du Mozambique. Elles ne mangent pratiquement pas pendant leur séjour : elles vivent sur leurs réserves.

Ce que l’on voit vraiment

L’émotion commence souvent à plusieurs centaines de mètres. Un souffle — le « pompon », cette colonne de vapeur qui reste suspendue au-dessus de l’eau — et tout le monde se tait. Puis une nageoire pectorale qui se dresse, une caudale qui bascule à la plongée, parfois un saut complet : quarante tonnes qui quittent l’eau et y retombent dans une gerbe qu’on entend de loin.

Il n’y a rien à ajouter à ça. Un animal de dix-huit mètres qui respire à cinquante mètres du bateau se passe de commentaire.

Les mâles chantent, et nous embarquons des hydrophones — mais soyons honnêtes : entendre un chant net dépend de la distance, du fond et de la chance. Quand ça arrive, c’est un cadeau. Nous ne le vendons pas comme une garantie.

Pourquoi nous restons à cent mètres

C’est la loi, et c’est aussi la meilleure façon de les voir. Un groupe qu’on ne poursuit pas ne fuit pas : il reste en surface, souffle, se repose, et parfois s’approche de lui-même du bateau moteur au ralenti. Les couples mère-baleineau sont les plus vulnérables au dérangement, et ce sont eux qu’on croise le plus souvent dans le lagon.

Mis à jour le 15 septembre 2026