Guide naturaliste · mammifere marin
Baleine à bosse
Megaptera novaeangliae
Elles remontent de l’Antarctique pour se reproduire et mettre bas dans les eaux calmes du canal du Mozambique. De juillet à octobre, un souffle à l’horizon suffit à figer le bateau.
Écouter : Baleine à bosse
Chant de mâle
- Liste rouge UICN
- Préoccupation mineure (LC) — évaluation mondiale
- Fréquence
- Vue couramment — plusieurs fois par semaine, voire chaque jour
- Taille
- 11 à 18 m, 24 à 40 t
- Profondeur
- surface
- Où l’observer
- Passe en S · Large de Saziley · Barrière Nord
- Statut
- Espèce protégée
- janvier — hors saison
- fevrier — hors saison
- mars — hors saison
- avril — hors saison
- mai — hors saison
- juin — hors saison
- juillet — observable
- aout — pic de saison
- septembre — pic de saison
- octobre — observable
- novembre — hors saison
- decembre — hors saison
Comment nous l’approchons
100 m minimum, sans mise à l’eau
- La distance de 100 m s’applique aussi aux personnes en action de nage.
- Deux navires au maximum dans la zone des 300 m.
- Vitesse limitée à 5 nœuds dans la zone des 300 m.
- Approche interdite par l’avant comme par l’arrière.
- Moteur maintenu en marche pendant l’observation.
Arrêté préfectoral 865/DMSOI/2018, art. 35 — arrêté du 1er juillet 2011 modifié
Chaque hiver austral, les baleines à bosse quittent les eaux froides de l’Antarctique où elles se sont nourries et remontent vers Mayotte pour se reproduire et mettre bas dans les eaux calmes du canal du Mozambique. Elles ne mangent pratiquement pas pendant leur séjour : elles vivent sur leurs réserves.
Ce que l’on voit vraiment
L’émotion commence souvent à plusieurs centaines de mètres. Un souffle — le « pompon », cette colonne de vapeur qui reste suspendue au-dessus de l’eau — et tout le monde se tait. Puis une nageoire pectorale qui se dresse, une caudale qui bascule à la plongée, parfois un saut complet : quarante tonnes qui quittent l’eau et y retombent dans une gerbe qu’on entend de loin.
Il n’y a rien à ajouter à ça. Un animal de dix-huit mètres qui respire à cinquante mètres du bateau se passe de commentaire.
Les mâles chantent, et nous embarquons des hydrophones — mais soyons honnêtes : entendre un chant net dépend de la distance, du fond et de la chance. Quand ça arrive, c’est un cadeau. Nous ne le vendons pas comme une garantie.
Pourquoi nous restons à cent mètres
C’est la loi, et c’est aussi la meilleure façon de les voir. Un groupe qu’on ne poursuit pas ne fuit pas : il reste en surface, souffle, se repose, et parfois s’approche de lui-même du bateau moteur au ralenti. Les couples mère-baleineau sont les plus vulnérables au dérangement, et ce sont eux qu’on croise le plus souvent dans le lagon.
Mis à jour le 15 septembre 2026


