Aller au contenu
Logo Lagon Aventure
Un paille-en-queue à bec jaune en vol au-dessus de la mer
Paille-en-queue posé sur l’eau, longue plume caudale déployée

Guide naturaliste · oiseau

Paille-en-queue

Phaethon lepturus

Le seul oiseau marin qui niche à Mayotte. Blanc, bec jaune, deux longs brins blancs à la queue — on le voit depuis le bateau toute l’année.

Liste rouge UICN
Vulnérable (VU) — évaluation régionale (Mayotte)
Fréquence
Vue couramment — plusieurs fois par semaine, voire chaque jour
Effectif observé
10 000 à 20 000 individus à Mayotte
Taille
90 à 95 cm d’envergure
Où l’observer
Falaises de Petite-Terre · Papani · Îlot Mtsamboro
Statut
Espèce protégée
  1. janvier — observable
  2. fevrier — observable
  3. mars — observable
  4. avril — observable
  5. mai — observable
  6. juin — observable
  7. juillet — observable
  8. aout — observable
  9. septembre — observable
  10. octobre — observable
  11. novembre — observable
  12. decembre — observable

Comment nous l’approchons

Ne pas débarquer sur un îlot de nidification minimum, sans mise à l’eau

  • Ne jamais débarquer sur les îlots rocheux hauts : un dérangement fait abandonner le nid.
  • Un seul œuf par an et par couple : il n’y a pas de seconde chance dans la saison.
  • Ne rien laisser derrière soi. Les déchets attirent les rats, et les rats mangent les poussins.

Parc naturel marin de Mayotte — rôle des îlots

Deux longs brins blancs derrière un corps blanc, un bec jaune vif, un trait noir dans l’œil et une barre sombre en diagonale sur l’aile : le paille-en-queue ne se confond avec rien d’autre dans le ciel de Mayotte. C’est la silhouette qu’on montre du doigt depuis le pont sans avoir besoin de jumelles.

C’est le seul oiseau marin qui se reproduit à Mayotte. Il niche toute l’année, en petites colonies, sur les falaises de Petite-Terre — celles de Papani notamment — et sur quelques îlots rocheux hauts comme l’îlot Mtsamboro. Un seul œuf, couvé quarante jours par les deux parents ; le jeune ne s’envole qu’au bout de quatre-vingts jours.

Un oiseau commun, et pourtant menacé ici

Il est classé préoccupation mineure à l’échelle mondiale, mais vulnérable sur la liste rouge des oiseaux de Mayotte (UICN France, 2014). Les deux chiffres ne se contredisent pas : l’espèce va bien ailleurs, et mal ici.

La cause tient en un mot : les rats. L’accumulation de déchets fait proliférer les rats, qui s’attaquent aux œufs et aux poussins. S’y ajoutent les plastiques ingérés et des cas de braconnage documentés par le Parc naturel marin.

C’est pour cela qu’on ne débarque pas sur les îlots de nidification — et que ce qu’on emporte en mer revient avec nous.

Mis à jour le 14 octobre 2026