Guide naturaliste · raie requin
Requin à pointes noires
Carcharhinus melanopterus
Les jeunes passent leurs premières années dans vingt centimètres d’eau, le long des plages d’îlots. Dos gris, nageoires marquées de noir : on les voit si on regarde.
- Liste rouge UICN
- Vulnérable (VU) — évaluation mondiale
- Fréquence
- Vue couramment — plusieurs fois par semaine, voire chaque jour
- Taille
- 50 cm à 1,60 m — les jeunes du lagon font 50 à 80 cm
- Profondeur
- surface à −20 m, souvent dans moins d’un mètre d’eau
- Où l’observer
- Plages des îlots · Platiers · Bancs de sable
- janvier — observable
- fevrier — observable
- mars — observable
- avril — observable
- mai — observable
- juin — observable
- juillet — observable
- aout — observable
- septembre — observable
- octobre — observable
- novembre — observable
- decembre — observable
Comment nous l’approchons
Pas de distance réglementaire — rester à distance de confort et ne pas le cerner minimum, mise à l’eau encadrée
- Ne jamais le cerner ni lui couper la retraite vers le large.
- Pas de nourrissage, jamais : un requin nourri associe l’homme à la nourriture.
- Entrer dans l’eau calmement — les éclaboussures le font fuir.
- Ne pas toucher, ne pas tenter de l’attraper par la queue.
Bonnes pratiques d’observation — à défaut de texte spécifique à l’espèce
C’est le requin qu’on croise le plus dans le lagon, et presque toujours un jeune. Les femelles mettent bas dans très peu d’eau, et les petits y passent leurs premières années : les hauts-fonds les protègent des grands prédateurs, qui ne peuvent pas y entrer.
On le reconnaît sans hésitation : dos gris-brun, ventre clair, et surtout une tache noire nette au bout de chaque nageoire — celle de la première dorsale est la plus visible quand elle coupe la surface.
Ce qu’on en voit à bord
Des silhouettes de cinquante à quatre-vingts centimètres qui filent le long de la plage, dans vingt centimètres d’eau. Ils sont craintifs et déguerpissent au premier pas dans l’eau : ceux qui les voient sont ceux qui s’arrêtent et regardent avant d’avancer.
Adulte, l’espèce reste petite — un mètre soixante au maximum — et n’a jamais présenté de danger pour un baigneur à Mayotte. La prudence élémentaire suffit : ne pas le cerner, ne pas le nourrir, le laisser partir.
Mis à jour le 7 octobre 2026
