Guide naturaliste · invertebre
Acanthaster
Acanthaster planci
La seule étoile de mer qu’il ne faut jamais toucher. Elle mange le corail vivant — et son principal prédateur, le triton conque, est justement celui que l’on ramasse.
- Liste rouge UICN
- Non évaluée (NE) — évaluation mondiale
- Fréquence
- Vue de temps en temps — quelques fois par trimestre
- Taille
- 25 à 40 cm, parfois plus
- Profondeur
- récif corallien, 0 à −30 m
- Où l’observer
- Récif barrière · Patates de corail · Pentes externes
- janvier — observable
- fevrier — observable
- mars — observable
- avril — observable
- mai — observable
- juin — observable
- juillet — observable
- aout — observable
- septembre — observable
- octobre — observable
- novembre — observable
- decembre — observable
Comment nous l’approchons
Ne JAMAIS la toucher minimum, mise à l’eau encadrée
- Ses épines sont VENIMEUSES et cassantes : elles se brisent sous la peau et la douleur dure des heures.
- Ne pas tenter de la retirer du récif : coupée en deux, elle se régénère en deux individus.
- Signaler les concentrations inhabituelles au Parc naturel marin plutôt que d’intervenir soi-même.
Parc naturel marin de Mayotte
Un disque large hérissé de longues épines, entre quinze et vingt bras, souvent rouge et gris : l’acanthaster ne ressemble à aucune autre étoile du lagon. Elle porte bien son autre nom, « couronne du Christ ».
Ce qu’elle fait au corail
Elle se pose sur une colonie, sort son estomac par la bouche et le plaque contre le corail vivant, qu’elle digère sur place. Elle laisse derrière elle un squelette blanc, qui ressemble à s’y méprendre à du corail blanchi par la chaleur — sauf que celui-ci est mort pour de bon.
Un individu consomme plusieurs mètres carrés de corail par an. Tant qu’ils sont peu nombreux, c’est une part normale de la vie du récif : ils mangent surtout les coraux à croissance rapide et font de la place aux autres. Le problème commence quand ils prolifèrent.
Pourquoi ramasser un coquillage peut nourrir une prolifération
L’acanthaster a peu de prédateurs. Le plus efficace est le triton conque, ce grand coquillage que tout le monde trouve beau et que beaucoup ramassent.
C’est exactement la raison pour laquelle le triton est interdit de ramassage à Mayotte par l’arrêté pêche n° 2018/DMSOI/601. Prendre une conque sur le platier, c’est retirer un prédateur du récif. L’interdiction n’est pas là pour protéger un joli objet : elle protège le corail, par ricochet.
Si vous en voyez
Ne la touchez pas. Ses épines sont venimeuses et cassantes : elles se brisent sous la peau, la douleur dure des heures et l’infection est fréquente.
Et ne tentez surtout pas de l’enlever vous-même. Coupée, elle se régénère — une étoile sectionnée peut donner deux animaux. Les campagnes de retrait se font avec une méthode précise, par des équipes formées. Une concentration inhabituelle se signale au Parc naturel marin, elle ne se règle pas au couteau de plongée.
Non évaluée par l’UICN — c’est une espèce indigène du récif, pas une espèce invasive venue d’ailleurs.
Mis à jour le 15 octobre 2026
