Guide naturaliste · invertebre
Étoile de mer à cornes
Protoreaster lincki
Des tubercules rouges coniques sur fond crème, reliés par un réseau de lignes rouges. Plus rare à Mayotte qu’en face, sur les côtes africaines et malgaches.
- Liste rouge UICN
- Non évaluée (NE) — évaluation mondiale
- Fréquence
- Vue de temps en temps — quelques fois par trimestre
- Taille
- jusqu’à 30 cm d’envergure
- Profondeur
- herbiers et fonds sableux, 0 à −30 m
- Où l’observer
- Herbiers · Fonds sableux du lagon · Abords des îlots
- janvier — observable
- fevrier — observable
- mars — observable
- avril — observable
- mai — observable
- juin — observable
- juillet — observable
- aout — observable
- septembre — observable
- octobre — observable
- novembre — observable
- decembre — observable
Comment nous l’approchons
La laisser dans l’eau minimum, mise à l’eau encadrée
- Sortir une étoile de l’eau pour une photo la TUE : elle respire par ses pieds.
- Ses tubercules ne piquent pas, mais la peau s’abîme au frottement des doigts.
- Elle est plus rare ici que sur les côtes africaines : chaque individu compte davantage.
Règle d’observation du Parc naturel marin de Mayotte
Robuste, presque pyramidale, jusqu’à trente centimètres : l’étoile à cornes ne ressemble à aucune autre du lagon. Des tubercules coniques rouges hérissent ses bras sur un fond crème, et un réseau de lignes rouges relie les tubercules entre eux. Les tubercules marginaux se tiennent souvent près de la pointe des bras.
Elle vit sur les fonds sableux et dans les herbiers, de la surface à une trentaine de mètres — c’est-à-dire exactement là où l’on pose les palmes en arrivant sur un îlot.
Plus rare ici qu’en face
Dans la zone, on la trouve à Mayotte et à La Réunion, mais elle y est bien plus rare que sur les côtes africaines ou malgaches, où elle couvre parfois les herbiers. En croiser une est une bonne journée.
Le piège de détermination
Son sosie, Protoreaster nodosus, est l’espèce du Pacifique. Elle est régulièrement signalée à tort dans l’océan Indien, dans la littérature comme sur internet, sans qu’aucune photo ne soit jamais venue l’appuyer. Les juvéniles des deux espèces sont indiscernables morphologiquement, et la couleur s’altère après la mort — c’est ce qui entretient la confusion sur les coquilles ramassées.
Chez nous, une étoile à cornes est une lincki. S’il vous semble voir une nodosus, la photo intéressera les naturalistes.
La même règle que pour toutes les étoiles
Elle respire par ses pieds. La sortir de l’eau la tue, même si elle paraît intacte au retour. Voir la fiche de l’étoile de mer bleue : la règle est la même, et la raison aussi.
Non évaluée par l’UICN, non protégée par l’arrêté de Mayotte.
Mis à jour le 15 octobre 2026
